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Ebola : après un cas confirmé au Nigeria, le Tchad renforce sa surveillance

Un cas de maladie à virus Bundibugyo, responsable d’une forme d’Ebola, a été confirmé à Abuja, au Nigeria. Ce vendredi 23 octobre, le ministère tchadien de la Santé a annoncé le renforcement de la surveillance et de la préparation, précisant qu’aucun cas n’a été détecté au Tchad.

LLa Rédaction 23 Octobre 2026 3 min de lecture 735 vues
Ebola : après un cas confirmé au Nigeria, le Tchad renforce sa surveillance

Le ministère indique que les autorités sanitaires nigérianes ont confirmé le 20 octobre 2026 ce cas, une information publiée le même jour par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Compte tenu des risques de propagation transfrontalière, le Tchad suit l'évolution de la situation avec l'OMS et les autorités sanitaires des pays de la région, afin d'évaluer les risques et d'adapter ses mesures de préparation.

Le ministère annonce notamment le renforcement de la surveillance dans les structures de santé publiques et privées, les communautés et les points d'entrée prioritaires, avec notification et investigation rapides de toute alerte. Le Centre des Opérations d'Urgence de Santé Publique est mis en alerte pour coordonner la veille, et le ministère vérifiera que les équipes d'intervention rapide, les équipes de soins, les équipements de protection et les fournitures essentielles sont disponibles. Il prépare aussi les capacités de triage, d'isolement et de prise en charge, le transport sécurisé des patients et des prélèvements, ainsi que l'accès au diagnostic de laboratoire. Il prévoit en outre de renforcer la prévention et le contrôle des infections dans les structures de soins, et d'intensifier l'information des communautés pour faciliter le signalement précoce et lutter contre les rumeurs et la stigmatisation.

Ce que la population doit retenir 

La maladie se transmet par contact direct, à travers une peau lésée ou les muqueuses, avec le sang et d'autres liquides biologiques d'une personne malade ou décédée, ou avec des objets et surfaces contaminés. Elle ne se transmet pas par l'air, comme la rougeole. Les symptômes apparaissent entre 2 et 21 jours après l'exposition : fièvre, fatigue importante, douleurs musculaires, maux de tête, vomissements ou diarrhée. Des saignements peuvent survenir, mais leur absence n'exclut pas la maladie.

Toute personne présentant ces symptômes dans les 21 jours suivant un séjour en zone touchée ou un contact à risque doit alerter immédiatement les services de santé en précisant ses déplacements et ses contacts. En attendant, elle doit limiter ses contacts, éviter les transports en commun et appeler avant de se rendre dans une structure de soins. Le ministère recommande de se laver régulièrement les mains, de ne pas toucher sans protection les liquides biologiques, le linge et les objets d'une personne suspecte, ni de manipuler le corps d'une personne suspectée d'être décédée de la maladie.

Il invite chacun à suivre les consignes des équipes sanitaires, à privilégier les sources officielles et à éviter toute stigmatisation. Il promet d'informer régulièrement la population et appelle au calme, à la vigilance et à la responsabilité.