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La 5ᵉ édition du colloque international de l'ENA s'ouvre à N'Djaména

L'École nationale d'administration (ENA) du Tchad a ouvert, ce jeudi 29 octobre 2026, la 5ᵉ édition de son colloque international, consacrée au « développement endogène des États d'Afrique ». Les travaux se poursuivent jusqu'au vendredi 30 octobre.

LLa Rédaction 29 Octobre 2026 3 min de lecture 224 vues
La 5ᵉ édition du colloque international de l'ENA s'ouvre à N'Djaména

La cérémonie s'est tenue dans l'amphithéâtre Idriss Déby Itno. Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, l'ambassadeur Allah-Maye Halina, l'a ouverte officiellement. Placé sous le haut patronage du Maréchal du Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno, le colloque a réuni des membres du gouvernement, des autorités parlementaires, militaires et administratives, des enseignants-chercheurs, ainsi que les auditeurs et élèves de la 20ᵉ promotion.

Deux jours, six panels

Le programme prévoit une leçon inaugurale du professeur Alioune Badar Fall, de l'université de Bordeaux, puis six panels : les indicateurs du développement, les obstacles juridiques, techniques et sociologiques au développement, la gouvernance et l'état de droit, l'autosuffisance alimentaire et l'industrialisation, le capital humain et la politique monétaire, enfin l'intégration sous-régionale, la sécurité et la défense. Des universitaires du Tchad, du Cameroun, du Sénégal, du Bénin, du Burkina Faso, du Togo, du Niger et de France y interviennent. 

Un thème au cœur des défis du continent

Ce thème prolonge la réflexion de la 4ᵉ édition, consacrée à la souveraineté des États. L'idée est de se demander avec quels moyens on exerce cette souveraineté : un État qui veut décider seul de son destin doit pouvoir s'appuyer sur ses propres ressources, savoirs et institutions, sans se couper du monde. C'est cette question que le colloque invite universitaires, chercheurs, décideurs et praticiens à examiner.

Pour le Tchad comme pour d'autres États africains, l'enjeu est concret. Le programme le montre : les communications portent sur les migrations et les déplacements liés aux inondations et à l'afflux de réfugiés, la contrainte budgétaire, la participation citoyenne à la gouvernance locale, la formation des hauts fonctionnaires ou encore le « mimétisme » dans les finances publiques de la zone CEMAC. Autant de défis que des modèles importés résolvent mal, et qui demandent une connaissance fine des réalités locales.

À travers ces rencontres, l'ENA entend s'affirmer comme un laboratoire d'idées au service des politiques publiques, en plus de sa mission de formation des cadres de l'État. Reste à savoir quelles recommandations sortiront des travaux, et ce qu'en feront les décideurs.