La Médiature dit suivre la situation « avec une vive inquiétude ». Elle déplore la tournure des événements et leurs risques pour la sécurité des populations, la cohésion sociale et les acquis obtenus « au prix d'efforts de dialogue et de concertation ». Ces développements, avertit-elle, sont susceptibles de compromettre les efforts de pacification engagés.
Fidèle à la position qu'elle dit avoir constamment défendue, l'institution réitère son appel à l'apaisement, à la retenue et au sens des responsabilités de l'ensemble des parties concernées, sans les nommer. Elle rappelle que la force ne saurait se substituer durablement au dialogue. Selon elle, la logique de confrontation réduit les possibilités de rapprochement, fragilise la confiance et expose davantage les populations.
La Médiature souligne aussi que la préservation de la paix relève d'une « responsabilité partagée ». Les accords conclus dans le cadre du processus de dialogue et de paix, insiste-t-elle, ne sauraient perdre leur portée « au gré des épreuves », et leur crédibilité repose sur la volonté des parties de les respecter. Elle estime que le respect des engagements pris et la poursuite du dialogue doivent primer sur toute considération conjoncturelle, au nom de l'intérêt supérieur de la Nation.
Tout en réaffirmant sa disponibilité à accompagner toute initiative susceptible de favoriser la reprise du dialogue, la Médiature se dit convaincue que la volonté commune de parvenir à une solution pacifique est essentielle à la réconciliation et à la consolidation durable de la paix.