Côté tchadien, c'était le ministre d'État Ahmed Kogri, en charge des Affaires étrangères, de l'Intégration africaine et des Tchadiens de l'étranger. Côté nigérien, Bakary Yaou Sangaré, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l'extérieur.
La rencontre intervient quelques jours après les accusations de Niamey. Le 27 octobre, le gouvernement nigérien a affirmé qu'une frappe de drone, partie du Tchad avec l'appui de la France, avait visé la zone d'Émiloulou, dans la région d'Agadez, dans la nuit du 24 octobre. Le Niger a convoqué l'ambassadeur du Tchad, saisi l'ONU et l'Union africaine, et demandé une enquête internationale indépendante.
Dans sa réponse, le gouvernement tchadien assure n'avoir ni ordonné ni soutenu cette opération, dément tout appui d'une autre puissance et dit, lui aussi, vouloir une enquête indépendante.
Par ce geste de rapprochement, les deux pays qui se connaissent bien désamorcent un tant soit peu la tension. Ils partagent une longue frontière, une histoire commune et des communautés qui vivent des deux côtés sans oublier les échanges sur le plan économique. Dans une région déjà fragilisée par l'insécurité, une brouille entre voisins ferait surtout le jeu des groupes armés.