Le texte invoque une « insubordination notoire » et des « manquements graves à la déontologie administrative ». Il se fonde sur une correspondance officielle (n°0169, datée du 12 octobre 2026) que le président de l'université a adressée au ministre. Selon l'arrêté, ce courrier viole « de façon flagrante » les règles déontologiques applicables aux hauts fonctionnaires.
Le ministère reproche à l'intéressé des termes « outranciers », une posture « inquisitoire », des manquements répétés à l'obligation de réserve, de loyauté et de courtoisie administrative, ainsi qu'un « chantage politique » et une « rhétorique du défi ». L'arrêté évoque aussi une « déclaration d'insubordination ouverte » envers les institutions de la République, ainsi qu'une posture « provocatrice, agressive et irrévérencieuse » à l'égard de l'autorité de tutelle et, « par ricochet », de la plus haute autorité de l'État. La suspension est présentée comme une mesure conservatoire.
Pendant sa durée, l'intérim est assuré par le vice-président chargé des Enseignements, le professeur Amane Tatoloum. Le secrétaire général du ministère et le président intérimaire sont chargés de l'exécution de l'arrêté, qui prend effet à compter de sa date de signature, soit le 23 octobre 2026.
À ce stade, le contenu de la lettre du 12 octobre n'est pas connu, et la réaction du professeur Mahamat Saleh Daoussa Haggar n'a pas été recueillie.